AOC Clos-de-vougeot
Fondé vers 1110 par l'abbaye de Cîteaux, le clos de Vougeot est à la fois un vignoble, un vin et un château, ceint des mêmes murs depuis des siècles. Entre Chambolle-Musigny et Flagey-Échézeaux en Côte de Nuits, le grand cru de Clos-de-Vougeot s'étend (château non compris) sur quelque 50 ha, divisés en une centaine de parcelles appartenant à quatre-vingts propriétaires. Le grand nombre des parcelles et leur diversité expliquent la variété de caractères rencontrés, l'impossibilité réelle de présenter un portrait unique du clos-de-vougeot, même s'il existe des traits communs.
Caractéristiques de l’AOC Clos-de-vougeot
- Couleur
- rouge
- Potentiel de garde
- (plus pour les grands millésimes).
- Principaux cépages
Vins de Clos-de-vougeot
Château Malagar
2022
- rouge tranquille
Comment reconnaitre un Clos-de-vougeot ?
- Oeil
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Clos-de-vougeot : Quel œil ?
Selon l'âge et la vinification, la robe varie du rouge framboise limpide au grenat intense.
- Nez
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Clos-de-vougeot : Quel nez ?
La suavité d'un bouquet évoquant l'arôme du printemps. Cette gamme réunit la rose fraîchement éclose, la violette sous la rosée, les résédas mouillés, l'églantier. Il s'y ajoute d'autres registres : mûre, framboise, myrtille, bigareau, réglisse, menthe sauvage, truffe.
- Bouche
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Clos-de-vougeot : Quelle bouche ?
Le clos-de-vougeot a de la sève et du moelleux, de la finesse, un goût souverain. Plein, charnu, il lui arrive d'exploser en bouche.
Il possède deux traits remarquables : son aptitude à une longue garde et la persistance en bouche. Une fois qu'il s'installe au palais, il n'en bouge plus.
- Mets vins
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Clos-de-vougeot : Quel accord mets/vin ?
Gibier à poil (chevreuil, marcassin), gibier à plume (perdreau, bécasse, grive), rôti de boeuf, gigot d’agneau en croûte et aux truff es, jambon en croûte, pâté chaud, fromages (époisses, langres, ami du chambertin, saint-fl orentin, soumaintrain).
- Service
- Clos-de-vougeot : à quelle température le servir ? rouge : 16 à 18 °C
Vous cherchez d’autres vins Clos de Vougeot ?
Château Malagar
2022
- rouge tranquille
Les vins Coup de cœur de l'appellation
Clos-de-vougeot
2019 • Gd cru
- rouge tranquille
Une cuvée élaborée avec 25 % de vendanges entières et élevée pendant 18 mois en fût (un tiers neuf). Le domaine dispose de 85 ares dans le Clos sur deux parcelles récoltées à des dates différentes pour obtenir la maturité optimale. Un effort de précision qui paie : ce vin est généreux, ample, plein en bouche. Les tanins sont bien présents mais fins et soyeux. Une matière qui porte des arômes délicats et complexes de fruits rouges et de menthe avec un touche boisée.
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2019 • Gd cru
- rouge tranquille
Le domaine possède 3 parcelles dans le Clos, acquises à différentes époques, symboles à elles seules de la complexité de la Bourgogne. Deux d'entres elles se situent en bas du Clos et la 3<sup>e</sup>s'étend au milieu du grand cru, près du château. Dans le verre, un vin qui associe avec classe les notes de cerise, de rose, de poivre et de cassis à un boisé racé. La bouche se distingue par son volume, par la grande finesse et le soyeux de ses tanins et par sa remarquable longueur. Quelques années de garde lui permettront d'intégrer au mieux son boisé.
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2017 • Gd cru
- rouge tranquille
La famille Drouhin-Laroze dispose d'un hectare dans la partie supérieure du Clos, non loin du Château. Le vin a été élevé pendant dix-huit mois en fût et présente une belle fraîcheur aromatique. Le boisé est perceptible, mais déjà en harmonie avec le fruit et une fine touche mentholée. La bouche se montre puissante, ample, portée par des tanins fins mais qui demandent encore à se patiner. L'ensemble donne un clos-de-vougeot très élégant, racé, candidat pour une longue garde.
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Vieilles Vignes 2015 • Gd cru
- rouge tranquille
Cette cuvée est souvent en vue dans ces pages, et sa version 2007 avait obtenu un coup de coeur. Le 2015 a survolé la dégustation. La robe est dense, intense, sombre, et le bouquet délicat, sur la pivoine et la rose, puis arrivent les petits fruits (cassis, cerise), la réglisse, le menthol et les épices. En bouche, le vin attaque avec franchise et fermeté, renforcé sans dureté par des tanins soyeux, d'une grande finesse, et souligné par une belle acidité qui lui donne de l'énergie et beaucoup d'allonge. Un modèle d'élégance et d'équilibre.
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2012 • Gd cru
- rouge tranquille
La parcelle est petite, 18 ares, et la production très limitée,<i>a fortiori</i>dans un millésime peu productif comme 2012. Des éléments qui n'empêchent pas cette cuvée de faire montre d'un solide tempérament. Le nez propose des notes suaves de confiture de cassis et de réglisse mâtinées de nuances épicées. On retrouve le fruit dans une bouche très élégante, fraîche, intense et étoffée, dont les tanins « cisterciens » correspondent bien à la typicité du Clos. Une grande bouteille de garde.
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2012 • Gd cru
- rouge tranquille
Les Guillon exploitent dans le Clos de Vougeot 16 ares situés au bord de la route nationale, sur des terrains assez argileux. Ils en extraient des vins qui figurent régulièrement dans le Guide, souvent en bonne place. Eu égard à cette constance, ce coup de cœur n'a rien d'étonnant. Ce 2012, en robe sombre, livre un nez élégant de cerise et de fraise écrasée. Il se révèle souple et frais en attaque, puis monte en puissance, sans dureté, déroulant des tanins fondus et séduisants. La matière ne se laisse pas écraser par la structure, le vin restant au contraire aimable et fin. Une force tranquille en somme, que l'on pourra apprécier assez jeune ou bien vieux, plus complexe encore.
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2010 • Gd cru
- rouge tranquille
François Parent, installé à Pommard, a un pied en Côte de Nuits grâce à son épouse, Anne-Françoise née Gros, de Vosne-Romanée. Il signe ici, sous sa casquette de négociant, une magnifique cuvée, rubis profond aux reflets violets. Le nez se montre riche et séducteur avec ses notes de kirsch et de vanille. La bouche, franche, fruitée, harmonieuse, est portée par des tanins solides, typiques de l'appellation, qui laissent deviner un beau potentiel de garde. On dégustera ce puissant 2010 dans cinq ou six ans, et plus encore, sur une gigue de sanglier aux pommes.
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2009 • Gd cru
- rouge tranquille
Alex Gambal a fait sensation en réussissant à être, en 2011, le premier étranger (il est Américain) à posséder des vignes en grand cru montrachet (en l’occurrence une parcelle de bâtard-montrachet). Mais c’est pour son clos-de-vougeot qu’il décroche un coup de cœur. Et si, pour ses parcelles en propriété, il souhaite passer en biodynamie, c’est en lutte raisonnée qu’a été cultivée cette petite cuvée. Seize mois de fût n’ont pas assommé le fruit: quetsche, kirsch, pain d’épice, ces notes de maturité se retrouvent en bouche, portées par des tanins ronds et une finale chaleureuse. Un 2009 séducteur, à garder dix ans.
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Vieilles Vignes 2007 • Gd cru
- rouge tranquille
Les Rion, secondés depuis 2006 par leur fille Alice, possèdent un hectare de clos sur lequel ils exploitent des vignes âgées d'une cinquantaine d'années. Ils réussissent ici l'archétype du clos, avec du fruit, de la franchise, de la puissance et de la structure. Le grain des tanins est subtil, la matière tient tête au boisé torréfié; tout est en place pour une garde d'au moins cinq ans. Sortez alors cette bouteille sur un plat à la truffe; cela tombe bien, les chiens truffiers sont une des passions de la famille.
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2005 • Gd cru
- rouge tranquille
Il doit s'agir des 49 a 75 ca achetés le 30 mars 1936 par Albert Rameau au vicomte Eugène Liger-Belair. Parcelle restée dans la famille. Tout en haut, au voisinage des grands-échézeaux. La couleur est particulièrement difficile à nommer car elle met le langage en échec, écrit David Le Breton. Certes, ici très soutenue, opaque et nocturne. Genièvre, poivre, fruits noirs, le bouquet n'est pas très ouvert pour l'instant mais apparaît déjà complexe et fin. Solidité et puissance, vinosité tendant vers le kirsch, ampleur et longueur, typicité magnifique et perspectives de garde illimitées. Une qualité et un prix à citer en exemple.
en savoir plusLes vins d'appellation Clos-de-vougeot
- rouge tranquille
Les Rion, secondés depuis 2006 par leur fille Alice, possèdent un hectare de clos sur lequel ils exploitent des vignes âgées d'une cinquantaine d'années. Ils réussissent ici l'archétype du clos, avec du fruit, de la franchise, de la puissance et de la structure. Le grain des tanins est subtil, la matière tient tête au boisé torréfié; tout est en place pour une garde d'au moins cinq ans. Sortez alors cette bouteille sur un plat à la truffe; cela tombe bien, les chiens truffiers sont une des passions de la famille.
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- rouge tranquille
Le domaine possède 31 a non loin de l'emblématique château de la Tour, à mi-pente, dans la zone réputée du Clos. Il travaille de façon traditionnelle, avec des vendanges en petites caisses, des fermentations à partir de levures indigènes et un élevage pour un tiers en fût neuf, une option prudente dans un millésime frais comme 2007. Il obtient ici un vin couleur cerise, au nez assez discret, à la bouche vive et vineuse, dont les tanins stricts sont bien dans le style du grand cru. À ne pas ouvrir avant cinq ans.
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- rouge tranquille
Cette parcelle est située dans la partie haute du Clos juste à la limite des Échézeaux, dans le célèbre Grand-Maupertuis. C'est donc à partir d'un terroir somptueux, avec des vignes pourtant relativement jeunes (vingt-six ans en moyenne), que Jérôme Castagnier a élaboré ce vin de grande classe. Le nez se résume aujourd'hui à des notes vanillées mais, en bouche, la matière rivalise de concentration avec les tanins, sans jamais se laisser dominer. Un ensemble complexe et élégant à oublier cinq ans en cave. À signaler, l'exceptionnel rapport qualité-prix.
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- rouge tranquille
Marie-Andrée et Chantal Gerbet proposent ici un clos au nez intense d'épices, de café et de fruits à l'eau-de-vie, mais à la bouche encore bousculée par un boisé envahissant. Les tanins durcissent pour l'instant la finale, mais comme toujours lorsqu'il s'agit d'une bouteille de garde, du moment que la matière est là (et c'est le cas), il faut faire confiance au vin qui saura digérer son élevage après cinq années en cave. On le boira alors sur une viande rouge ou un fromage affiné.
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- rouge tranquille
Le domaine possède un beau parcellaire dans le Clos, géré par un des arrière-petits-fils du général Henri Rebourseau qui structura la propriété après la Première Guerre mondiale. La robe est grenat violacé, le nez intense, riche et floral, avec des notes de tubéreuse. La bouche, bien équilibrée, est charpentée par des tanins serrés donnant une finale longue et dense. La pointe de vivacité profitera d'une garde de cinq ans pour se fondre dans l'ensemble.
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- rouge tranquille
Il est facile de passer à côté du domaine sans le voir quand on roule sur la N 74, car il faut le guetter à la sortie d'un virage. Cette ravissante propriété du XIX e s., un peu en retrait de la route, vaut pourtant le détour, surtout depuis que la belle endormie a été redynamisée par Carel Voorhuis, le jeune œnologue qui a repris en main les vinifications en 2003. Les vins ont gagné en profondeur et en concentration, comme le montre ce clos à la robe rubis et au nez complexe de fruits noirs (mûre) et de vanille souligné de notes empyreumatiques. La bouche est ample, ronde et veloutée, bien structurée par les tanins. Contrepartie de cette densité, les arômes sont encore un peu en retrait et il faudra laisser vieillir ce vin au moins cinq ans pour le laisser exprimer tout son potentiel.
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- rouge tranquille
«Un clos-vougeot de plaisir». Pourquoi pas? Cette bouteille fera des heureux avec sa robe grenat, son nez expressif et élégant de cerise griotte, de mûre, et avec sa bouche discrètement boisée aux tanins présents mais fins. La stratégie du domaine visant à élever cette cuvée pour moitié en fût neuf est payante, car cela rend le vin aimable, ce qui en 2006 est plutôt une bonne idée, les vins rouges se distinguant avant tout par leur délicatesse.
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- rouge tranquille
Un vin «très réussi», conclut un dégustateur qui célèbre son attaque franche, sa belle rondeur en bouche, la maturité friande de ses raisins, la tenue des tanins et la longueur de la finale. Mais afin que ce 2007 puisse donner toute la mesure de sa complexité, en particulier au nez – qui se résume aujourd'hui à des notes un peu simples de fruits rouges –, le jury recommande d'attendre trois à cinq ans.
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- rouge tranquille
Avec trois ouvrées situées côté Vosne, Jean-Michel Guillon produit sur ce millésime pas même trois pièces de vin. Cette petite cuvée s'adresse de toute façon à des «amateurs avertis», comme l'écrit un dégustateur, en raison de son nez et de sa bouche encore sur la réserve, qui ne livrent pas grand-chose à part quelques notes de confiture de cerises et des tanins sévères en finale. Ceux qui aiment les vins extraits et boisés le dégusteront d'ici quelques années, les autres l'oublieront en cave au moins cinq ans.
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- rouge tranquille
Après avoir vinifié de 1999 à 2006 les vins du domaine Bertagna dont elle était régisseur, Claire Forestier s'est jetée dans le grand bain en créant, en août 2007, sa propre affaire de négoce. Elle a acheté ici la récolte de 25 a de raisins dont elle tire un vin franc et prometteur. Le nez est épicé, torréfié, bien mûr, puis la bouche séduit par son gras et sa chair qualifiée par un juré de «sapide». Du goût donc et des perspectives de garde (trois à cinq ans).
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- rouge tranquille
Parcelle de 17 a 12 ca située en haut du Clos, achetée par Henri Capitain lors de la fameuse vente Léonce Bocquet en 1920 et demeurée depuis dans cette famille. Si l'on excepte la parenthèse révolutionnaire, quatre patrimoines familiaux seulement depuis le Moyen Âge! La vigne a été replantée en 1975. Sous des traits colorés, nets et foncés, le nez rappelle un peu la confiture de vieux garçon (des fruits mûrs dans un peu d'eau-de-vie). La bouche est ample et charnue mais les tanins n'ont pas encore atteint leur objectif. Cette bouteille doit en effet trouver le temps de la sérénité. Une grive de vigne ferait bien son affaire mais hélas! on n'en voit plus guère.
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- rouge tranquille
Deux parcelles en Hautes-Baudes (climat à mi-pente côté sud, sous le Grand Maupertuis), l'une en métayage Misset et l'autre en propriété d'origine Laligant, Grivelet-Cusset et Coquard. Pureté du fruit, pureté des tanins, finesse et puissance, ce 2006 a tout d'un grand cru! Noir d'encre, il a bientôt rendez-vous au nez avec la violette. Ses quinze mois en fût l'aident sans prendre le pas sur lui: il s'exprime par lui-même. Soyeux, réglissé, un bonheur. Armelle et Bernard Rion ont d'autres passions qu'ils vous feront partager: la truffe de Bourgogne et l'élevage de chiens truffiers italiens qui ont remplacé ici le colley barbu.
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- rouge tranquille
Parcelle de 49 a 75 ca (orientée plein sud et située en haut du clos) achetée en 1936 par Albert Rameau à la famille Liger-Belair, transmise en droite ligne à Odette et Gilbert Vadey, à Jocelyne Castagnier-Vadey, enfin à Jérôme Castagnier. Seul le mur du Clos sépare cette vigne des Grands-Échézeaux. Replantations durant les années 1980. Coup de coeur 2008, pour le 2005. Pourpre profond moyennement ouvert sur la framboise, un vin vif et charnu, légèrement griotté, se préparant à la garde et possédant des qualités pour cela. On ne saurait demander à un clos-de-vougeot de se donner si jeune.
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- rouge tranquille
Confuron est un nom rencontré à plusieurs reprises dans le Clos et aux environs. Le grand-père Jules et ses descendants... Léger éveil du bouquet, encore sur la réserve (framboise et violette à venir). Au palais, un charme fait d'élégance et de dentelle. Le corps n'est cependant pas absent (belle matière). Quant à la robe, la rose Clos de Vougeot baptisée au château le 2 juin 1984: rouge brillant illuminé de grenat velouté... Un vin à attendre quatre ou cinq ans sans inquiétude: il ne se fanera pas.
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- rouge tranquille
Située derrière le château, cette vigne faisait partie de la meilleure cuvée des moines de Cîteaux, réservée à la table de l'abbé et aux cadeaux d'affaires de l'abbaye. Philippe Drouhin en tire ce 2006 pourpre violacé et profond. Les souvenirs grillés du fût (dix-huit mois) restent discrets. L'attaque puissante bénéficie de l'effort du cassis, la rondeur du fruit noir modérant la sensation tannique produite en milieu de bouche. Un vin solide pour une bonne garde (cinq à sept ans). Domaine honoré de deux coups de coeur en clos-de-vougeot par le passé (le premier pour un millésime 1983, dans le Guide 1986... première édition!).
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- rouge tranquille
Parcelle de 31 a 33 ca, longiligne comme beaucoup d'autres, dans le bas du Clos en son juste milieu. Vigne Lochardet, vendue à la maison mâconnaise Piat en 1936 devenue International Distillers and Vintners (Londres). Achat par la SAFER de Bourgogne (1984), situation rare en grand cru, puis rétrocession partielle à Marie-Andrée et Chantal Gerbet l'année suivante. En voilà une histoire! D'une teinte grenat, limpide, très sombre, ce 2006 fournit après agitation des parfums classiques de vin jeune: fraise écrasée, cerise. La bouche structurée ne manque pas de rondeur ni de fruit, mais affiche encore en finale une légère astringence conforme à son âge. Plaire tout de suite ou plus tard? Vaste question... disons plus tard (trois à cinq ans), on est tout de même en grand cru!
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- rouge tranquille
Coup de coeur en 2003 pour le Musigni 2000. Ce domaine garde en effet l'habitude de citer son climat, situé juste devant le château. Musigny comme son voisin. Provenant de la succession Louis Gros, cette parcelle a diminué de moitié mais demeure d'une taille appréciable. Affichant un léger tuilé et un bouquet normal (cassis, myrtille) ce clos-de-vougeot mène rondement l'affaire en assumant clairement son élevage (douze mois seulement en fût, quatre en cuve). Tanins mûrs et soyeux, chair élégante et finement boisée. Prêt à être servi en 2009 sur un gibier à plume.
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- rouge tranquille
Parcelle de 20 a 85 ca nichée en haut du Clos. Sa généalogie? En 1903, vente Grachet-Morisot (Dijon) à Alexis et Joseph Dufouleur (Nuits). En 1970, acquisition Jean Gros (Vosne) auprès de Mme Machard de Gramont née Dufouleur. De Jean à son fils Michel. On ne comprend rien au Clos de Vougeot si l'on en ignore l'histoire, d'autant que l'on a trouvé ici près du mur haut une borne L.B. (Léonce Bocquet) qu'il faudrait exposer au château... Climat cité sur l'étiquette: Grand Maupertuis. Exact, selon le plan ancien. Noir foncé et brillant, expressif au nez (fruits en compote), boisé sans excès (dix-huit mois), ce 2006 attaque avec franchise avant de laisser libre cours à sa matière fine et fruitée. Persistance sur la fraîcheur. Il pourra commencer à passer à table dans deux ou trois ans.
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- rouge tranquille
Michel Noëllat (1927-1989), fils d'Henri (et de Marie-Thérèse Jayer) épousa une très lointaine cousine de Chambolle, Hélène... Noëllat. Le domaine eût pu s'appeler Noëllat-Noëllat! Ce clos-de-vougeot se présente dans une robe rubis intense et livre un bouquet déjà épanoui: muscade pour l'armoire aux épices (seize mois en fût, vanille discrète), violette (arôme classique ici), framboise mûre. Au palais, il a vraiment du fond et de l'arrière-bouche. Tannique, encore dans son âge ingrat, mais racé et prometteur. Pour la pintade, la volaille forestière, mais pas avant cinq ans.
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- rouge tranquille
Philippe Charlopin travaille à son idée. Un style, un caractère. On peut aimer à la folie... ou pas du tout. Cela ne vient pas de la robe, impeccable, grenat sombre à reflets violets comme il se doit. Mais déjà du bouquet et plus encore de la bouche. Une question d'extraction, de richesse, de torréfaction. Un vin à réserver aux amateurs, donc. Mais ceux-ci se régaleront (attendre trois à cinq ans cependant).
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