AOC Chambertin
Entré dans l'histoire au XIII e siècle, le chambertin est considéré dès le XVII e siècle comme l'un des tout premiers vins rouges d'Europe et fait alors figure de roi des vins. Propriété des chanoines de Langres, son terroir suit jusqu'à la Révolution un chemin identique à celui du clos-de-bèze voisin. Aujourd'hui, c'est l'un des neuf grands crus de la commune de Gevrey-Chambertin, qui est le premier bourg viticole rencontré sur la Route des grands crus en direction de Beaune. Le vignoble occupe la meilleure partie du coteau jusqu'à 300 m d'altitude. Il donne un vin puissant, structuré, d'une grande capacité de garde.
Caractéristiques de l’AOC Chambertin
- Couleur
- rouge
- Potentiel de garde
- 10 à 20 ans (jusqu’à 50 ans pour les grands millésimes).
- Principaux cépages
Domaine Allimant-Laugner Brut Rosé
nm
- rosé effervescent
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Comment reconnaitre un Chambertin ?
- Oeil
-
Chambertin : Quel œil ?
Le chambertin est un vin à la robe vive, dont les nuances vont du rubis foncé jusqu'à la cerise noire.
- Nez
-
Chambertin : Quel nez ?
La partition aromatique peut comporter le cassis en ouverture, la groseille puis la framboise en finale. Mais la cerise à l'eau-de-vie, le noyau, l'épice et la réglisse sont souvent au rendez-vous. Quelques apports floraux – rose, jasmin ou réséda – et des notes de mousse, de sous-bois, de gibier apparaissent.
- Bouche
-
Chambertin : Quelle bouche ?
Corps, finesse, bouquet, le chambertin regorge de sève et de moelleux. Un vin entier, très concentré, puissant, sûr de lui et quelque peu dominateur. Chair et charpente s'harmonisent à merveille. L'âge le rend somptueux.
- Mets vins
-
Chambertin : Quel accord mets/vin ?
Truite ou brochet poché au chambertin, daube, coq au chambertin, gibier (chevreuil, lièvre, sanglier), fromages de caractère (ami du chambertin).
- Service
- Chambertin : à quelle température le servir ? rouge : 14 à 15 °C
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Domaine Allimant-Laugner Brut Rosé
nm
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Les vins Coup de cœur de l'appellation
Chambertin
2017 • Gd cru
- rouge tranquille
Le domaine est l'heureux exploitant de près d'un demi-hectare de ce qui fut, il y a quelques siècles, le champ d'un certain monsieur Bertin. Un vin élevé sous bois pendant 17 mois, travaillé par gravité pour préserver au mieux son potentiel et qui se distingue par la grande qualité de ses tanins. Une texture particulièrement fine, soyeuse et élégante qui lui vaut de figurer tout en haut du tableau d'honneur du Guide cette année. Avec ses notes de petits fruits rouges, d'épices douces, de rose fraîche, ce raffinement s'annonçait déjà au nez.
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2014 • Gd cru
- rouge tranquille
Au nez, la fraise, la framboise et quelques notes poivrées donnent le ton : nous sommes en présence d'un vin d'une grande élégance. Élevé pour 40 à 50 % en fût neuf pendant seize mois environ, il dévoile en bouche un boisé discret, bien intégré, qui accompagne sans l'écraser une matière d'une rare délicatesse, étayée par des tanins soyeux et par une acidité parfaitement fondue. Un chambertin qualifié de « féminin », d'une longueur et d'une finesse remarquables.
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2011 • Gd cru
- rouge tranquille
Ce domaine de 21 ha est installé à Vougeot et rayonne sur un splendide patrimoine de cinq grands crus. Il est dirigé depuis 1982 par la famille mosellane Reh, et depuis 1988 par Eva Reh-Siddle. Plus connu des lecteurs pour ses vougeot, et notamment son monopole Clos de la Perrière, il s'impose cette année avec son chambertin, né sur une parcelle de 20 ares. Derrière le grenat soutenu aux reflets vifs de sa robe se dévoile un bouquet intense de feuilles séchées, de fruits rouges, de poivre et de vanille. Suave et rond en attaque, le palais déroule une structure tannique fine et serrée, épaulée par un boisé bien intégré. La finale, longue et fruitée, laisse le souvenir d'un vin d'une réelle élégance, à la fois sûr de lui et délicat. Un chambertin bien dans le ton, que trois à cinq ans de garde, et plus encore, rendront somptueux.
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2009 • Gd cru
- rouge tranquille
David Croix, directeur et oenologue talentueux de la maison Camille Giroud, signe en général de très beaux grands crus de Gevrey. Ce chambertin obtient ici une reconnaissance appuyée pour sa typicité. Le nez, intense, mêle des parfums de cerise à des notes de cuir. La bouche se révèle à la fois consistante et pourvue d'une grande souplesse, fraîche, rectiligne et remarquablement équilibrée, portée par des tanins fermes et fins. Le mariage de la force et de l'élégance. À servir dans cinq ou dix ans, sur un époisses ou une belle pièce de gibier.
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2000 • Gd cru
- rouge tranquille
Arthur Trapet achetait en 1919 sa première parcelle en chambertin. Du haut des Vignes du Seigneur, il félicite aujourd'hui son arrière-petit-fils Jean-Louis (biodynamie rigoureuse) qui remporte un coup de coeur très convoité. Un de ces vins qu'on peut déguster non pas seul mais sans accompagnement, tant il est authentiquement le roi chambertin. Rouge impérial avec un très léger liseré rosé, il a besoin d'un peu d'air pour se confier (cerise noire, sous-bois, épices). Un corps offrant à la perfection la force contenue et l'élégance du geste, l'excellence tannique et la pure beauté du fruit. Mémorable.
en savoir plusLes vins d'appellation Chambertin
- rouge tranquille
La robe intense et profonde, presque noire, annonce une concentration certaine. Le nez libère des notes gourmandes de fraise et de cerise qui donnent envie de croquer dans le fruit. La bouche est douce et ronde à l'attaque, développant ensuite une matière ample et élégante aux tanins fins et fondus, relevée d'une nuance poivrée. Le boisé, assez typé fût neuf, porte une longue finale. À attendre cinq ans pour un meilleur fondu.
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- rouge tranquille
La robe grenat assez dense précède un nez discret mais déjà complexe, sur des notes de fruits rouges (groseille, framboise) et de torréfaction. Une présentation prometteuse, que la bouche confirme: riche, pleine, elle offre une matière équilibrée aux tanins mûrs et élégants, d'une bonne persistance. C'est un vin bien élaboré, à l'acidité présente mais sans outrance, du genre solide et plaisant. "Il honore son appellation et son millésime", conclut un dégustateur. À apprécier dans sept à dix ans.
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- rouge tranquille
"Éloge de la douceur": c'est le titre qu'a choisi Jean-Louis Trapet pour définir sa démarche d'accompagnement du raisin, "sans jamais le forcer", vers le vin fini. Cette simplicité volontaire se manifeste dans d'autres aspects de la philosophie Trapet: récolter dans les champs voisins les plantes qui serviront aux préparats des recettes biodynamiques (plutôt que de commander des sachets lyophilisés à un grossiste), faire travailler les agriculteurs locaux pour leur acheter l'huile de tournesol qui motorise les tracteurs (de plus en plus légers) du domaine... Ce vin respire cette logique, et d'ailleurs il respire tout court: c'est un produit vivant. Sa robe est rubis intense, pas violacée. Le raisin n'a pas été choqué au froid pour lui faire dégorger ses pigments en phase de préfermentation. Le nez conjugue la mûre sauvage, la réglisse, le poivre et la griotte. Et la bouche s'envole: ample, fraîche, aromatique, elle s'adosse à des tanins fondus, charnus, presque sucrés en finale; c'est la marque de raisins à la fois mûrs et équilibrés. À garder cinq ou six ans.
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- rouge tranquille
Cette parcelle est dans la famille depuis la fin du XIX e s., mais les vignes n'ont "que" quarante ans, si l'on ose dire. La robe rubis brillant est une marque de fabrique de la maison, qui revendique des vins fins et peu colorés. Le nez, assez discret, laisse percer des notes florales, grillées et confites. Plus expressive, la bouche livre une matière fraîche, ronde et légère, fine et équilibrée, corsée par des tanins gourmands. La finale nette, un peu chaleureuse, laisse envisager une consommation dans cinq ans.
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- rouge tranquille
Ce vin rend le jury bavard: «Son nez est en développement permanent», note un dégustateur, qui voit défiler les fruits noirs, la réglisse et un boisé légèrement poivré. La bouche est ample, riche et puissante, avec un tanin finement travaillé qui lui donne de la fraîcheur; elle termine sur une pointe chaleureuse qui laisse présager une bonne capacité de garde, de cinq ans au minimum. Superbe réalisation de la part d'une maison en plein renouveau.
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- rouge tranquille
Un chambertin en devenir, dont le potentiel ne s'exprimera vraiment que dans cinq à dix ans. Pour l'instant, ses tanins fermes montent la garde d'une bouche structurée et puissante qui ne manque pas de matière. L'expression aromatique est plus développée: les fruits noirs et la vanille se marient sur fond de pain grillé. Un grand cru à la hauteur de sa réputation; pour le gibier, évidemment.
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- rouge tranquille
Le domaine travaille en biodynamie, s'interdisant le confort et la sécurité liés aux traitements phytosanitaires cadencés qui protègent le vignoble des maladies. En revanche, il s'autorise ainsi à faire parler le terroir de façon plus fine et plus fidèle, comme ici à travers ce chambertin rubis soutenu au nez prometteur, bien qu'encore un peu discret, de vanille, de fruits rouges et de pain grillé. La bouche est riche, portée par des tanins fondus, et de bonne longueur. Un vin à garder cinq ou six ans, le temps que sa personnalité s'affirme davantage.
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- rouge tranquille
9 a 86 ca acquis en 1979 par la famille Jouanny de Marsannay (ancienne vigne Remy), exploités par Charles Quillardet et confiés au Château de Marsannay quand André Boisseaux acheta le domaine du Charles en 1990. Cerise noire (la châtillonnaise, pour qui la connaît!), un 2005 au bouquet somptueux: épices bien sûr (seize mois dans les vastes caves de Marsannay), mais aussi du cassis et de la mûre, une complexité de grand cru. Tout en puissance, concentré et volontaire, sûr de lui et dominateur, il se présente en armure comme pour prendre part au tournoi fameux de Marsannay (1443), qui illustre l'étiquette.
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- rouge tranquille
Sous son antique et célèbre étiquette noire à caractères dorés, voici le chambertin d'Hubert Camus, ancien président des vins de Bourgogne, rencontré un jour sur une tribune publique et le lendemain sur son tracteur-enjambeur. Son 2005 rubis foncé sollicite pleinement l'olfaction: fruit mûr et épices orientales (seize mois d'élevage). L'attaque est fine et franche, le suivi en bouche souple et rond. C'est bien le style Camus de Léon, où le corps et la mâche doivent rester au second plan. Millésime à déboucher en 2009.
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- rouge tranquille
Colette raconte que Sido, sa mère, lui faisait boire du chambertin et du corton de peur [qu'elle] ne prisse les pâles couleurs et afin de contempler sur [ses] joues la gloire des crus français. D'une teinte également prononcée, étincelante, ce 2005 possède un parfum kirsché bien agréable au nez. La bouche est en train de se faire, gardant de l'astringence et de la dureté en ses tanins (vingt mois en fût). Cela se comprend car le chambertin enseigne la patience à l'université du vin. Trois parcelles pour un total de 32 a 6 ca et une implantation familiale très ancienne.
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- rouge tranquille
D'origine normande et fils du créateur des fameuses épiceries Damoy (l'un des inventeurs des magasins à succursales multiples), Julien Damoy, passionné par le vin, avait entrepris de constituer ce domaine dès les années 1920: il en conserve tous les fleurons. Grenat foncé à reflets pourpres, ce 2005 produit sur 47 a 59 ca a passé dix-sept mois en fût. Fruits mûrs, animal, cacao (l'élevage), ses arômes appartiennent à la palette chambertine. Au palais, un cuir également typé (ce qu'on appelle familièrement botte de général), une forte concentration et une grande persistance. À carafer car il a besoin d'un peu d'aération. Le gibier en sauce semble s'imposer.
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- rouge tranquille
Un peu plus de 1,5 ha en Chambertin. Exploité par toute la famille depuis 1961, le domaine a été scindé en 1990: Jean et son épouse d'un côté; ici Mado et son mari, les enfants assurant la nouvelle génération. Rubis grenat, ce 2005 aromatique (fraise) et gourmand (ce n'est pas interdit, même à un chambertin!) montre du panache. Ses tanins ne proclament pas leur indépendance: ils ont l'esprit d'équipe. En fin de bouche, l'animal, le sous-bois et la truffe ont quelque chose du style Trapet au temps de Louis. Un compliment.
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- rouge tranquille
Trois parcelles en Chambertin, près de 2 ha en tout. Quelques pieds de vigne vont fêter cette année leur 90 e anniversaire. S'ils racontaient leur histoire autrement qu'en bouteilles... Que d'évolutions jusqu'à la biodynamie actuelle (certification Écocert) dont Jean-Louis Trapet est un militant convaincu! Un 2006 dont la robe rappelle le manteau du sacre de Napoléon, référence obligée à Gevrey. Trois brins de violette forment un bouquet comportant quelques notes chocolatées. Agréable en bouche, sur une tonalité souple plus sensible au charme qu'à la force. Coup de coeur en 2003 pour le millésime 2000, mémorable en effet.
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- rouge tranquille
Ces 10 a, en réalité 9 a 86 ca, semblent être une propriété Remy, acquise en 1979 par la famille Jouanny, de Marsannay. Le rubis est ici profond. À l'oeil, rien ne languit. Sous-bois et fruits noirs, le bouquet s'éclaire soudain. Au palais, l'ensemble marqué par une certaine nervosité demande du temps pour se fondre et se mettre en place, mais la chair ferme, les tanins très dispos et l'épice assez vive, rendent ce vin prometteur. Ce 2004 devrait être captivant dans les cinq à sept ans. L'étiquette représentant deux chevaliers face à face rappelle le tournoi de Marsannay.
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- rouge tranquille
On ne peut s'y tromper. L'étiquette Camus Père et Fils (on pourrait écrire et Fille), or sur fond noir avec ses médailles récoltées un peu partout (mais on interdit de nos jours d'indiquer Bruxelles 1875 ou Paris 1892) est reconnaissable entre mille. Joseph, Léon... 1 ha 69 a 38 ca en Chambertin sur plusieurs parcelles. Ce 2004? Rubis bien sûr, et pruneau assez développé. Plus dense que long, il offre une matière agréable aux tanins fins, pleine de fraîcheur. À apprécier dès maintenant sur des plats en sauce.
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- rouge tranquille
Grande famille. Polytechnicien et patron de De Dietrich en Alsace, Pierre Rebourseau reprit le domaine à sa retraite, présidant tout à la fois le syndicat du clos-de-vougeot et celui du chambertin. Son petit-fils Jean de Surrel tient la barre. Ce n'était pas simple. Il en honore le nom. Une légère impression d'évolution se fait jour dans la robe aux reflets bruns de ce 2004, au bouquet orienté sur des notes végétales et à la bouche très plaisante, plus intense que concentrée mais restant dans le caractère.
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- rouge tranquille
Ce domaine appartenant à la famille depuis six générations (1820) possède des caves voûtées datant du XVII e s. Habillé de rouge, affichant des reflets vermillon, ce 2004 livre un nez discret de petits fruits mûrs et de laurier. Franc et tendu en bouche, porté par l'alcool, il sait se délivrer de la situation avec élégance. Bien fait sans excès. Quant au coq au chambertin, encore faut-il en réserver le sang... Chose délicate en cuisine!
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- rouge tranquille
Sur le chambertin, il ne faut pas se précipiter. Il ne doit pas seulement faire ses Pâques, mais les multiplier. L'ex-épicier d'Yvetot devenu l'empereur du commerce parisien se lassa un jour de cette vie et prit pied à Gevrey: 47 a 59 ca en chambertin contigu de son vaste clos-de-bèze. Rubis grenat, le nez méditatif sur la baie mûre et sauvage, ce 2004 étonne par sa fraîcheur et sa mâche, ses tanins assez puissants qui créent une belle tension intérieure. Le fruit est là, décliné en rouge et noir, relevé d'une pointe de vanille. À laisser s'harmoniser encore cinq ans en cave.
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- rouge tranquille
Vignes Trapet et coup de chapeau au grand-père qui parlait du vignoble comme si chaque pied était né de son sang! Après les partages entre Jeannot et Mado, ici 1 ha 54 a 78 ca dans le grand cru. Ce qui permet de garder les épaules assez larges! Nez de kirsch et d'épices. Bouche harmonieuse et suave, un peu moka (pourtant peu de fût, huit mois). Le fond cherche à percer. Le fruit et le terroir l'emportent sur l'élevage et la chaleur et c'est tant mieux. Très bien pour le millésime.
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- rouge tranquille
Chambertin, Campus Bertini. Soit. Bon nombre de spécialistes pensent aujourd'hui que ce Bertin était fils ou petit-fils de Berht, nom burgonde signifiant brillant, célèbre. Pas mal choisi! 39 a 83 ca. Paul Tortochot décédé en 1898, un tout petit vigneron de la place des Marronniers dans le caractère de Nono, le personnage du roman de Roupnel. Félix entreprenant. Gaby plein d'idées en tête. Chantal aujourd'hui. Rouge sombre comme il se doit, pas mal réussi dans son ensemble (parfait exemple de la litote bourguignonne – en fait très bon), ce 2004 est évidemment à attendre. Trois ans de patience avant de découvrir ses notes de tabac blond, sa bouche équilibrée, fruitée et épicée aux tanins présents mais fondus.
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